5 mai 2019

SEANCE ENDURANCE PUISSANCE AVEC INTERMITTENT SPÉCIFIQUE FOOTBALL

Le travail de puissance du système aérobie, pour solliciter la capacité à répéter des efforts à haute intensité et le bon niveau de récupération entre les efforts est un élément entraînable sous plusieurs formes (jeu, exercice au poste, intermittent à VMA, etc...).

Ici, je vous propose un exemple de travail en PMA, alternant une séquence d'intermittent spécifique (alliant la course à VMA et l'intermittent spécifique - devant le but) et une séquence en jeu réduit :
- 12 joueurs + 2 GB d'un côté réalise 3 ateliers en 12 min
- 12 autres joueurs font un jeu réduit à 4 c 4 avec 4 appuis en 4 x 3 min

L'idée, pour garder l'enthousiasme et la motivation sur ce type d'effort, est de proposer une forme variée de travail dans la séquence, qui se découpe en 3 temps de 4 min, soit 12 min d'effort, avec une récupération de 1'30 en chaque atelier de 4 min. La séquence amène à 24 efforts d'environ 10 secondes.


Atelier 1 : le joueur part en conduite de balle rapide, joue un 1-2 avec un mur, prise de balle et enchaînement frappe pour revenir dans la colonne en course à haute intensité en passant dans les portes.

Atelier 2 : 1 joueur part en conduite à droite et réalise une passe croisée (masquée) au 1er attaquant qui dévie pour le 2ème ATT (celui qui fait la course à HI en 10 secondes) qui a réalisé un premier appel de balle, une course arrière pour se redonner de l'angle et qui accélère dans la surface pour reprendre la déviation et finir. Course à haute intensité pour se replacer et engagé le ballon suivant.

Atelier 3 : Course à VMA avec demi-tour

JEU RÉDUIT
La 2ème séquence correspondant donc au jeu réduit sur 4 x 3 min (en 4 séquences de 3 min avec une récupération de 1'30 entre les séquences) avec 4 appuis neutres.

Soit un total de 24 min d'effort sans compter les temps de récupération, combinant à la fois des efforts spécifiques associés à un enchaînement de gestes techniques et des efforts liés au jeu, mais aussi des efforts mieux paramétrés).

17 avr. 2019

TORO AMÉNAGÉ

Le toro est devenu un traditionnel exercice de début de séance, visant à mettre en activité les joueurs (notamment cognitivement, dans la vitesse d'exécution...) et à la fois à créer une émulation et une cohésion entre les joueurs (chambrage, côté ludique, etc...). Toutefois, il s'avère qu'en début de séance, le corps n'est pas toujours prêt à fournir les efforts nécessaires exigés par le toro, qui parfois s'emballe...

Ici, voici une proposition d'un toro aménagé avec des séquences d'ateliers de motricité intercalés.
Ces toros sont inter-connectés et le joueur ayant perdu le ballon va chasser dans un autre carré...ainsi de suite...
Dynamisme, coordination motrice, activation individuelle et collective, ce petit toro devient plus proprice à préparer le corps à l'effort en début de séance !




16 nov. 2018

ANALYSES STATISTIQUES ET DONNEES PHYSIQUES EN MATCH

L'analyse de l'activité est essentielle pour tout entraîneur et préparateur physique, afin de traiter la discipline au mieux. C'est d'autant plus vrai que les sports évoluent régulièrement et qu'il faut actualiser les données fréquemment. La modification des règlements, le développement des nouvelles technologies, l'évolution des méthodes d'entraînement, etc... peuvent amener à des modifications du périmètre physique de la discipline.
Au niveau bio-énergétique, l'analyse des données (GPS et autres) doit nous permettre d'orienter notre traitement des filières d'effort vers les besoins spécifiés par poste.

Ré-évaluer les données physiques de match, mettre en exergue les différences par poste, identifier les efforts de match, doit permettre de mieux orienter les contenus d'entraînement.

Je vous présente un petit travail effectué sur la saison 2017/2018 sur la Ligue 1.

Contexte : 
- saison 2017/2018
- journée N° 14 : 24-25 novembre 2017
- Etude portant sur 10 matchs de Ligue 1 soit 20 équipes


NB : Un grand nombre de sprints ne sont pas comptabilisés comme tel car la vitesse >25 km/h n'est pas atteinte, toutefois, le joueur produit un effort maximal et réalise bien un sprint, la distance n'ayant pas permis d'atteindre 25 km/h.

On note dans les grandes lignes qu'il s'agit d'un volume de course totale compris entre 10 et 12 km par match avec des variations fortes notamment entre les DC et les MC.
La distance de sprint pour les joueurs offensifs et défenseurs latéraux est comprise entre 250 et 300 mètres par match (à + de 25 km-h).
Le volume de course à + de 15 km-h est fortement inférieur pour les DC par rapport aux autres postes.

 


Encore une fois, les joueurs de couloir et attaquants (joueurs ayant de l'espace devant eux) semblent produire de plus nombreuses accélérations.

Il semble que les DC ont des exigences athlétiques très spécifiques au regard des données recueillies. Cela doit éventuellement nous orienter dans notre traitement des qualités physiques et dans l'individualisation de la charge.
La quantité de sprint, le nombre de courses à haute intensité doivent donc être adapté à l'entraînement (en volume et en intensité) en fonction du poste occupé par le joueur.

Des données qui semblent être corroborées par l'étude récente du Dr Marco BEATO.



L'individualisation comme enjeu, la prophylaxie comme objectif, la performance comme résultat !

Article de Vestiaires Magazine sur le même thème : 



Bibliographie: 
- Un travail spécifique selon les postes ? - Vestiaires N°71 - Juillet/Août 2016
- Préparation et Entraînement du footballeur - Bernard TURPIN - Tome 2 - Edition Amphora
- Une préparation physique programmée - Jean-Paul ANCIAN - Edition Amphora
- Etude de Georges CAZORLA - DU Lille - 2006

14 oct. 2018

PRÉCONISATIONS POUR LA PLIOMETRIE

La pliométrie est utilisée fréquemment dans l'entraînement, visant une amélioration de la force de la chaîne des extenseurs sur un plan fonctionnel et spécifique. Elle vise également une amélioration de la détente horizontale et verticale. Toutefois, c'est un registre dans l'entraînement qui n'est pas sans risque, notamment chez les jeunes. Il faut donc respecter des étapes absolument nécessaires qui permettront de gagner en efficacité et d'éviter certaines déconvenues avec vos joueurs.
Pour bondir et rebondir, car il s'agit de ça dans la pliométrie (tout est question de l'utilisation de l'élasticité musculaire), tout comme la balle rebondissante, on se doit d'être dur, gainé, fort! Si je cherche à rebondir en étant mou comme du chamallow, je risque de m'écraser au sol et de ne pas rebondir ! 
Comme dans  de nombreux domaines de l'entraînement, un des principes fondamentale est le principe de progressivité et de dosage. Il s'agit donc d'initier le travail par une planification. On se prépare à la pliométrie.



1- Pour rebondir, car il s'agit de ça dans la pliométrie, tout comme la balle rebondissante, on se doit d'être dur, gainé, fort! Si je cherche à rebondir en étant mou comme du chamallow, je risque de m'écraser au sol et de ne pas rebondir !  = le gainage et le renforcement des membres inférieurs

2- Qui dit sauter ou décoller, dit réception ! Je dois donc être capable d'effectuer des réceptions justes, propres, me permettant d'enchaîner une une tâche motrice = la proprioception, placement et la vérification des alignements

3 - Puisqu'il s'agit de rebondir, il faut donc apprendre à rebondir : initiation aux sauts, travail de pied, avec la corde à sauter et dissociation haut/bas (les bras participent à l'équilibre, à la détente) = synchronisation des actions

4 - Il faut, pour avoir une qualité de rebond, un temps de contact au sol optimal, bref tout en appliquant suffisamment de la force. Car si je suis trop long au sol, je perds l'élasticité, et si je suis trop bref, je n'applique pas assez de force = technique de bondissement

5 - la maîtrise du corps dans l'espace, car il ne s'agit pas de toujours sauter de face, mais parfois de profil, avec une seule jambe, en étant contesté, en s'orientant en l'air pendant le saut, etc... = Coordination et maîtrise du corps dans l'espace =  pliométrie proprioceptive





Rencontre thématique avec Thierry BLANCON (INSEP) :